Avec le temps j'ai pris les souvenirs, j'ai appri mon avenir .
Le temps paradoxable complexe immateriel ineffable?
Le temps m'avait juré plus de problème pourtant je n'en vois pas la fin .
Le temps comme en overdose d'une infinité de parcours, de discours, d'avenir, de profil.
Le temps est le père de nos avenirs l'ami de nos souvenirs et l'ennemi de nos martirs .
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facticité des sentiments. Ce que l'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude. Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je fuis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leurre universel; Eros planque une faux dans son carquois. L'amour c'est tout ce que l'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
Eh bien moi je refuse.